«Je monte quelquefois sur la terrasse de la maison que j'habite dans le quartier cophte, pour voir les premiers rayons qui embrasent au loin la plaine d'Héliopolis et les versants du Mokattam, où s'étend la Ville des Morts, entre Le Caire et Matarée. C'est d'ordinaire un beau spectacle, quand l'aube colore peu à peu les coupoles et les arceaux grêles des tombeaux consacrés aux trois dynasties de califes, de soudans et de sultans qui, depuis l'an 1000, ont gouverné l'Egypte.» Gérard de Nerval, Voyage en Orient, 1850. La Cité des morts au Caire est un vaste quartier en bordure du centre, hérissé de dômes et de mausolées qui se dressent majestueusement au milieu d'habitations modestes. Il s'agit de l'un des plus anciens cimetières musulmans qui n'a cessé de s'étendre depuis les Fatimides jusqu'à l'époque mamelouk, pour constituer à la veille de la conquête ottomane une véritable ville. Au fil des siècles, une population s’est installée près des sépultures, mosquées et madrassas et dès le milieu du XIXème siècle, la pression démographique de la ville en pleine expansion trouve son exutoire dans les nécropoles : des quartiers d'habitations se créent au milieu des tombes. Les plus démunis et les nouveaux arrivants venus des campagnes y trouvent refuge. Bien qu'illégale, cette occupation des cimetières est largement tolérée par les autorités.
Un des hommes qui entretient les tombes du cimetière en échange de quoi les familles des défunts lui donnent quelques pièces.
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Les vendredis, les familles rendent visite à leurs morts et pique-niquent auprès des tombes.
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Les vendredis, les familles des défunts se retrouvent dans le cimetière.
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Un des enfants de Chadia joue dans les allées du cimetière.
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Vendredi, une famille se recueille sur la tombe d'un défunt.
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Les vendredis, les familles des défunts viennent se recueillir dans le cimetière.
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Un vendredi au cimetière
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Scène de "rue" ordinaire. La baraque en bois est un pigeonnier. Les habitants élèvent des pigeons pour les revendre et gagner un peu d'argent, malgré l'interdiction de cette activité dans le cimetière.
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Jeune fille égyptienne habitant la Cité des morts
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Une des nombreuses allées du cimetière.
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Scène de rue
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Dans la Cité des morts, des jeunes ont installé un billard de fortune en plein air.
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Dans la Cité des morts cohabitent de simples stèles avec les mausolées les plus prestigieux.
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Scène du quotidien au milieu des tombes.
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Les deux filles de Chadia jouent aux cartes dans leur maison.
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Zouba, quarante ans, installée dans cette maison funéraire avec son mari depuis 25 ans. Elle élève des pigeons dans la cour où reposent les défunts.
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Deux enfants habitant dans un monument funéraire avec leur famille.
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Intérieur d'un monument funéraire, devenu une maison habitée et aménagée pour le quotidien. Les défunts gisent sous la dalle du seuil de la porte.
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Une famille se partage une pièce de quelques mètres carrés dans l'une des poches d'urbanisation de la Cité des morts.
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Des pierres tombales jouxtent des poches d'urbanisation à l'intérieur-même du cimetière.
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Ahmed El Wakkad montrant la photo de son grand-père, un riche commerçant ayant racheté un palais à la famille royale. Ce palais a été transféré pierre par pierre du Nil au cimetière en 1870.
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Tombe de Dawlatto Affendem Mostafa Ryad Pacha donne sur un jardin luxuriant. La famille d'Hussein la garde depuis 120 ans.
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Hussein, gardien de la tombe de Dawlatto Affendem Mostaffa Ryad Pacha.
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Les poules d'Hussein, gardien de la tombe de Dawlatto Affendem Mostaffa Ryad Pacha.
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Narguilés dans un petit café de la Cité des morts
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Des petits cafés-narguilé ont ouvert dans les allées du cimetière.
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Au Café-narguilé
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Des oignons sèchent sur un tombe.
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Un peintre vivant seul a dressé son lit contre une tombe.
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La télévision est le privilège des quelques habitants qui possèdent l'élecricité.
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Seuls quelques "logements" ont l'électricité.
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Seuls quelques "logements" ont l'électricité. La machine à laver est un luxe qui se partage entre plusieurs familles, Le Caire, Egypte.
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Scène de la vie ordinaire : du linge sèche au milieu des tombes.
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Une école maternelle accueille les enfants de la Cité des morts où ils apprennent à lire. Elle se situe près de la tombe d'Omar Makram, un bâtiment qui appartient au Ministère des biens religieux.
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Une école maternelle accueille les enfants de la Cité des morts où ils apprennent à lire et à écrire. Elle se situe près de la tombe d'Omar Makram, un bâtiment qui appartient au Ministère des biens religieux.
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Portrait de famille lors de la fête de fiançailles de Mohamed dans les allées du cimetière.
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Vue de la route express qui borde la Cité des morts tout près du centre-ville.
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